La Préfecture de la Somme interdit
le parcours de manifestation déclaré.
Amiens, le 06.11.2026
Communiqué des organisations syndicales CGT - FNEC-FP FO - FSU - Solidaires - Unef - Union Étudiante suite au rdv de ce matin avec la Préfecture
:
La colère est immense, le gouvernement doit l'entendre pas la réprimer
Nous organisations syndicales avaient rendez-vous à la préfecture ce vendredi matin. Durant ce rendez-vous il nous a été signifié l'interdiction du parcours classique de
manifestation amiénois (le même depuis des décennies), passant par les grands boulevards autour du centre ville et n'ayant jamais posé de difficulté.
Que ça soit clair, nous refusons cette interdiction.
Le droit de manifester doit être total, et cela comprend le choix par les organisations du parcours.
La dérive liberticide du gouvernement ne suffira pas éteindre la colère sociale.
Nous avons déposé dès maintenant un référé-liberté pour faire autoriser la manifestation.
Nous arguments sont les suivants : les manifestations sur Amiens se passent bien. Elles sont massives, populaires et joyeuses. Ce sont bien les services de l'État qui
créent les tensions. L'arrêt de la circulation n'est pas assurée par les forces de police. Les moments de dispersion sont systématiquement attaqués à coup de gaz lacrymogène par les forces de l'ordre. Ce n'est pas la manifestation qui crée le désordre mais
le dispositif maintien de l'ordre.
Nos organisations refusent de se laisser dicter les parcours autorisé.
Samedi nous manifesterons à 14h à la maison de la culture.
cliquez sur l'image pour agrandir !
Pétition
« NON à la suppression des navettes routières
entre Amiens et la gare TGV haute Picardie »
C’est ici !
Le 3 mai 1936 a lieu en France le deuxième tour des élections législatives. Le
scrutin donne la majorité à une coalition de gauche, le Front populaire, conduite par le socialiste Léon Blum (64 ans).
Le Front populaire est une alliance électorale conclue deux ans plus tôt par les
trois grands partis de gauche : le parti communiste de Maurice Thorez, le parti socialiste de Léon Blum et, plus près du centre, le parti radical-socialiste d'Édouard
Daladier.
Sa victoire soulève dans les classes populaires un espoir d'autant plus grand que le
pays est tétanisé depuis plusieurs années déjà, par la crise économique dérivée du crach de Wall Street en 1929.
À peine le gouvernement est-il installé que se multiplient dans tout le pays, grèves
et occupations d'usines, de chantiers et de magasins, dans l'espoir d'un renversement du système capitaliste.
Ces grèves sur le tas gagnent très vite l'ensemble du secteur privé. Au total 2
millions de grévistes.
Le gouvernement restaure la paix sociale en signant avec les représentants patronaux
et syndicaux les accords Matignon dans la nuit du 7 au 8 juin 1936 (l'hôtel Matignon est la résidence du président du Conseil).
Les accords prévoient des augmentations de salaires, l'élection de délégués ouvriers
dans les usines, l'établissement de contrats collectifs et non plus individuels... Le travail reprend peu à peu dans les entreprises.
Léon Blum mène tambour battant des réformes sociales spectaculaires : congés payés
(11 juin 1936) et semaine de 40 heures (12 juin 1936) pour tous les salariés.
Il réforme l'organisation de la Banque de France (24 juillet 1936). Il nationalise
aussi les principales usines d'armement (11 août 1936) et crée un Office interprofessionnel du Blé (15 août 1936) pour maîtriser le cours des céréales. Le 31 décembre 1936, Léon Blum prend le temps
de savourer l'oeuvre accomplie : «Il est revenu un espoir, un goût du travail, un goût de la vie».
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