Résolutions du 50ème congrès confédéral


Toulouse – 18/22 mars 2013

 

 

Résolution retraités

 

Le 50e congrès mandate la direction confédérale pour soumettre à l’ensemble des syndicats les modifications statutaires concernant le taux de cotisation et les règles de représentation des syndiqués retraités. Le congrès invite par avance l’ensemble des syndicats et sections de retraités à s’impliquer dans la réflexion collective à venir en vue de modifications statutaires pour le 51e congrès.

 

Résolution d’actualité - adoptée le vendredi 22 mars

 

Les syndicats de la Confédération Générale du Travail, réunis en congrès à Toulouse, s’adressent à vous.

Au quotidien, nos conditions de vie et de travail se dégradent.

 

En France, en Europe et dans le monde, la crise et ses conséquences sont d’une violence insupportable.

 

Les politiques d’austérité mises en œuvre par les gouvernements nourrissent la crise et plongent les peuples dans la misère, réduisent les droits sociaux, s’attaquent aux libertés fondamentales, généralisent l’insécurité sociale.

 

Les travailleur-se-s et les peuples sont mis en concurrence. Ces politiques alimentent le cercle vicieux de la crise et renforcent le désespoir. La désignation de boucs-émissaires alimente les peurs et les replis identitaires. La CGT poursuivra résolument son combat contre le racisme et la xénophobie.

 

Cette crise n’est pas pour tous : Les actionnaires continuent à engranger le profit et l’argent facile.

 

La crise, celle du capitalisme, est d’abord le fruit d’une dévalorisation du travail.

 

L’issue progressiste à la crise exige une autre répartition des richesses, la reconnaissance, la revalorisation du travail.

 

Le patronat a déclaré la guerre au monde du travail.

Il profite de la crise qu’il a provoquée et impose des régressions sans précédent : dégradation des conditions de travail, flexibilité accrue, précarisation de l’emploi, suppressions d’emploi, baisse des rémunérations, répression syndicale...

 

La CGT condamne avec force toutes les formes de répressions, de discriminations, de remise en cause du droit de grève et de l’exercice du droit syndical.

 

La CGT réclame l’amnistie de tou-te-s les syndicalistes et des défenseurs des droits injustement condamnés, dans le cadre de leur activité syndicale.

 

La CGT exprime sa solidarité avec tous les salarié-e-s d’ores et déjà engagé-e-s dans les luttes et appelle l’ensemble du monde du travail à se mobiliser pour le progrès social.

 

Pour sortir de la crise, exigeons une autre répartition des richesses pour le travail, le plein emploi, l’augmentation des salaires, un système de protection sociale solidaire.

 

Pour sortir de la crise, imposons le maintien et le développement des activités et de l’emploi industriel, la reconquête des politiques publiques, des services et de l’emploi publics.

Pour sortir de la crise, gagnons un statut du travail salarié et une sécurité sociale professionnelle avec un socle de droits attachés à la personne, transférables et garantis collectivement.

Pour sortir de la crise, construisons un autre modèle économique, social, humain et écologique.

 

Ensemble, élevons le rapport de forces pour rompre avec les politiques libérales.

 

Nous sommes résolus à créer les conditions de l’unité du monde du travail, des femmes comme des hommes, des jeunes comme des retraité-e-s, des ouvrier-ère-s comme des cadres, des salarié(e)s précaires, des migrants, des privés d’emploi.

 

Pour que ça change vraiment, la CGT est disponible pour construire avec vous, votre syndicat, les mobilisations pour le renforcement des solidarités, un syndicalisme de lutte, de conquête, de transformation et de progrès social.

 

La CGT réaffirme sa volonté de travailler à un syndicalisme rassemblé pour favoriser les convergences d’actions dans la durée, du niveau local, au plus près des lieux de travail jusqu’à l’international.

 

Elle décide de faire du 1er mai, journée internationale du travail, une journée de lutte et de manifestations.

A l’échelle européenne, la CGT poursuivra la construction du processus de mobilisations en convergence avec tous les salarié-e-s.

 

Au plan national, la CGT appelle les salarié-e-s à se mobiliser :

pour la reconquête de la Sécurité sociale et la garantie de son financement solidaire fondé sur le travail ;

 

Pour une réforme ambitieuse du système de retraite par répartition, avec un âge d’ouverture des droits dès 60 ans, la prise en compte de la pénibilité, un niveau de pension d’au moins 75 % du salaire, au moment où le gouvernement annonce l’ouverture d’une concertation sur une nouvelle réforme dès la fin de ce printemps.

 

Dans l’immédiat, il faut empêcher la transposition dans la loi de l’accord minoritaire, faussement nommé « Sécurisation de l’emploi », qui dynamite quarante ans de droit du travail en France.

Moins de droits pour les salarié-e-s, plus de liberté de licencier pour les employeurs : c’est non ! Disons-le tous ensemble.

 

Pour que ça change vraiment, dès maintenant, toutes et tous dans l’action, en grève et en manifestions lors d’une journée nationale le mardi 9 avril 2013.

 

La crise c’est eux. La solution c’est nous. TOUS ENSEMBLE !

 

Résolution sur la Palestine

 

Cette journée de mardi 19 mars, la deuxième du congrès aura été marquée par une séance internationale et européenne de quelques trois heures au cours desquelles plusieurs représentants des organisations syndicales ou du BIT qui avaient répondu à l’invitation de la CGT ont pris la parole.

Un temps fort de solidarité internationale marqué notamment par les témoignages souvent poignants de syndicalistes birman, iranien, ivoirien, palestinien, tunisien, japonais, brésilien, sénégalais, roumain et réunionnais.

A l’issue de cette séance, le congrès a adopté une résolution sur la Palestine dont voici le texte :

 

RESOLUTION PALESTINE – 50ème CONGRES DE LA CGT

 

Toulouse, le 19 mars 2013

 

Une délégation de la CGT conduite par le Secrétaire Général s’est rendue du 10 au 14 février en Palestine et en Israël.

 

La CGT se félicite de ce que l’Assemblée générale des Nations-Unies, dont la France, ait reconnu le statut d’Etat observateur à la Palestine, étape pour la reconnaissance d’un Etat palestinien souverain et indépendant. Cependant, malgré toutes les résolutions onusiennes adoptées, la communauté internationale laisse perdurer une situation intolérable pour la population palestinienne.

 

Depuis plus de 5 ans, les habitants de Gaza subissent un blocus terrestre, aérien et maritime insoutenable qui annihile toute perspective d’avenir pour la jeunesse palestinienne.

 

Les travailleurs de Palestine et notre partenaire syndical dans le pays, la Fédération générale palestinienne des syndicats (PGFTU), nous informent régulièrement des difficultés politiques, économiques et sociales générées par l’occupation de leurs territoires. Cette situation éloigne la perspective d’une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens et la réalisation effective de l’Etat palestinien.

 

Pour la CGT, ce sont toujours les travailleurs, quelles que soient leurs origines, qui sont les premières victimes des guerres et des situations de pauvreté qu’elles engendrent.

 

La CGT dénonce la poursuite de la colonisation par l’Etat israélien ainsi que l’accaparement des terres et des ressources palestiniennes qui se poursuivent à marche forcée.

 

Le nombre de colons a ainsi doublé depuis 1993 pour dépasser un demi-million tandis que, géographiquement, les colonies continuent à s’étendre pour rendre caduque la solution à deux États coexistant en toute sécurité.

 

La CGT poursuivra ses actions de solidarité et son engagement au côté des travailleurs palestiniens et de leur syndicat, la PGFTU. Elle continuera de favoriser et d’accompagner toutes les propositions de dialogue direct entre syndicalistes israéliens et palestiniens.

 

Les délégués des syndicats de la CGT réunis en congrès à Toulouse appellent l’ensemble des organisations à agir contre la colonisation israélienne en Cisjordanie, notamment en relayant l’appel intersyndical initié par la CGT, pour que les pays européens et l’Union Européenne prennent des mesures politiques et économiques concrètes ainsi que pour faire pression sur les firmes multinationales qui, par leurs activités économiques, se rendraient complices de la colonisation.

 

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Résolution d’actualité du 49ème congrès confédéral

« L’espoir et l’ambition de jours meilleurs dès maintenant »

Les délégués des syndicats CGT réunis en congrès confédéral font le choix de porter de manière offensive les ambitions des salariés : celles de l’égalité et de la parité, de la paix, de la jeunesse, de la démocratie, de l’efficacité, de l’unité, de la solidarité et des conquêtes sociales.

La souffrance des salariés actifs et retraités avec ou sans papiers, privés d’emploi est le symptôme d’un travail malade, d’une démocratie amputée, d’une citoyenneté qui reste aux portes des entreprises.

Les exigences de profit et d’accumulation financière détournent le travail de sa vocation à être utile socialement pour répondre aux besoins sociaux et humains.

Les syndicats CGT décident de s’engager immédiatement, durablement et solidairement, dans une campagne revendicative de grande ampleur pour les salaires et le pouvoir d’achat, l’emploi et les retraites.

La politique voulue par le patronat et orchestrée par le gouvernement fait payer une addition particulièrement élevée aux salariés et à la population. Elle  préserve un système inefficace et injuste qui cultive la concurrence et la division entre salariés et entre générations. La moitié des dividendes versée aux actionnaires suffirait à dégager 120 milliards d’euros pour les investissements, l’emploi, les salaires, l’égalité entre les femmes et les hommes, la retraite, les minima sociaux et la protection sociale.

La sortie de crise passe nécessairement par la revalorisation du travail.

Le système financier doit être mobilisé au service de l’emploi et de la formation. C’est pourquoi, la CGT, agit pour conquérir la sécurité sociale professionnelle et un nouveau statut du travail salarié.

Il faut construire une dynamique unitaire dans les entreprises, les professions et les territoires pour un rapport de forces pérenne et favorable aux salariés, aux retraités et aux privés d’emploi.

Il faut agir en faveur d’une nouvelle conception de la démocratie par l’intervention des salariés et des citoyens sur les choix politiques et de gestion afin de les tourner vers la satisfaction des besoins humains et fondamentaux. Cela exige une véritable démocratie sociale. Nous condamnons la répression et la criminalisation de l’activité syndicale, la discrimination.

Agir ensemble dès aujourd’hui sur les lieux de travail appelle à la mobilisation et au déploiement de tous les syndiqués dans la solidarité interprofessionnelle et intergénérationnelle.


Les délégués des syndicats au 49ème Congrès de la CGT donnent aussi rendez-vous au monde du travail le 24 mars 2010 pour une grande journée de mobilisation et d’action à l’appel de la Confédération européenne des Syndicats qui portera haut et fort, en France et en Europe, notre volonté de changement.

Cette journée de mobilisation sera un moment de tous ensemble dans la campagne  pour l’emploi, les salaires, et la retraite. Sans attendre cette date le congrès appelle à un développement de la mobilisation et des actions.

Le congrès de la CGT décide d’engager une campagne nationale pour promouvoir la place, les missions et le développement du service public afin de mieux répondre aux besoins sociaux de toutes et tous.

La révision générale des politiques publiques, la réforme des collectivités territoriales, la loi « Hôpital Patients Santé Territoires », la déréglementation, les privatisations, visent à réduire les dépenses utiles pour les salariés, les familles et à livrer les activités  de service public au secteur marchand. Cette politique nuit aux services publics nécessaires, à l’aménagement du territoire et au développement économique.

Cette campagne nourrit et nourrira celle pour une véritable politique industrielle et d’emplois. Elle vise des réponses concrètes et efficaces pour les milliers de salariés qui ont perdu leur emploi et pour celles et ceux qui travaillent mais qui n’arrivent pas à en vivre. Au regard de la crise, il y a urgence à obtenir des réformes structurelles.

Cette résolution de la CGT et de ses syndicats concrétise leur engagement pour l’émancipation des salariés, la revalorisation du travail, le développement humain durable.

Travaillons ensemble, dès maintenant, à donner confiance à tous les salariés actifs et retraités, privés d’emplois, sur leurs capacités à construire avec la CGT, dans l’unité et le rassemblement le plus large possible, une force de résistance et de conquête sociale qui porte l’espoir et l’ambition de jours meilleurs.

Le congrès appelle les salariés à renforcer la CGT, la rejoindre et construire ensemble cette ambition : la CGT, sa force c’est vous !

Nantes, le 11 décembre 2009

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