Victoire : les députés n’ont
pas pu s’attaquer au 1er mai !
Jeudi 22 janvier 2026, l’Assemblée nationale n’a pas pu
adopter la proposition de loi s’attaquant au 1er mai, portée par la droite, l’extrême droite et une partie du bloc gouvernemental. L’ensemble des organisations syndicales avaient dénoncé ce texte, la
CGT avait interpellé l’ensemble des parlementaires (hors extrême droite) et organisé une manifestation devant l’Assemblée nationale pour dénoncer cette remise en cause
scandaleuse.
C'est une première victoire arrachée grâce à la
mobilisation syndicale
La CGT veillera à ce que ce texte ne revienne pas à
l'ordre du jour. S’attaquer au 1er mai c’est remettre en cause plus de cent ans d’histoire de luttes sociales, et de reconnaissance du droit au repos.
Aujourd’hui, seuls les “établissements et services qui,
en raison de la nature de leur activité, ne peuvent pas interrompre le travail” sont autorisés à faire travailler des salariés le 1er mai.
La proposition de loi aurait permis de faire travailler
au moins 1,6 millions de salarié.e.s supplémentaires le 1er mai. Pour justifier la soi-disant nécessité à légiférer, quelques lobbys patronaux ont mis en avant une soit-disant “’insécurité juridique”
pour légaliser une infraction et contraindre leurs salarié·es à travailler le 1er mai.
De leur côté les petits commerces indépendants de
proximité peuvent déjà ouvrir eux-mêmes, sans faire travailler leurs salarié·es s’ils en ont. Étendre la dérogation du travail salarié le 1er mai introduirait une distorsion de concurrence en faveur
des grands groupes comme InterFlora, Marie Blachère, Grand frais, Carrefour…
Quant aux majorations de salaire et au “volontariat”,
l’expérience de la banalisation du travail le dimanche montre que le volontariat dans un contrat de travail est une fiction. Il se traduit par des pressions sur les salarié·es en particulier dans les
secteurs les plus précaires. Une fois que le travail se normalise, les majorations sont très vite supprimées.
La CGT restera extrêmement vigilante et mobilisée pour
empêcher toute remise en cause du 1ᵉʳ mai et, plus largement, des droits des salarié·es.
Pas question que le gouvernement reprenne à son compte
cette proposition de loi et la présente à nouveau à l’Assemblée nationale ! Ce serait un casus belli ! La CGT appelle l’ensemble du monde du travail à rester mobilisé pour défendre notre journée
internationale de lutte pour les travailleuses et travailleurs.